Légendes Arthuriennes et autres

Légendes Arthuriennes et autres

La naissance d'Arthur

Une autre personne, Morgane, la fille d'Ygerne et de sire Gorlois, qui se tenait près de la fenêtre avait entendu cette nouvelle et poussa un cri si strident qu'il frendit la glace dans l'eau du puits et qu'il flétrit les roses de Noël.
Elle n'eut pas une larme, pas un soupir, mais se jura de venger son père. "Faites que ma mère ait un fils, se disait-elle, car avec l'aide des fées je pourrais me venger de la mort de mon père". Elle avait deviné que la personne entrée le soir n'était bien sur pas son père et elle attendait de connaître l'identité du "traitre".
Cela ne tarda pas, car Uter Pendragon, n'attendit même pas le temps de deuil de Gorlois, il épousa Ygerne, s'en emparant comme s'il s'agissait d'un trophée. Il l'épousa avant même qu'elle mette au monde son enfant qui naquit à la fin de l'année. Lorsque que l'enfant eut un an, Merlin rappela sa promesse et il l'enleva à ses parents. Il l'emmena à travers les forêts, loin de la cour, loin de la trahison qui l'avait fait naître. Ils traversèrent les vallées du pays des fées, les gorges maudites, passèrent devant les repères des dragons et il le confia à sire Antor, un chevalier pauvre qui avait grand coeur ainsi que son épouse. Le couple avait déjà un fils, le nouveau venu passerait pour son frère. Ils ignoraient d'où venait cet enfant, mais ils auraient fait de même en recueillant un orphelin déposé devant leur porte. Merlin ne révéla jamais, pas même aux parent, ce qu'il advint de l'enfant. Ils savaient seulement que leur fils avait pour nom Arhur et avait disparu.
Morgane qui n'avait plus de frère à détester reporta sa haine sur son beau-père. Elle se doutait que c'était lui qui s'était introduit par magie auprès de sa mère la nuit où son père était mort.
Elle avait quelques dons pour les sciences occultes : elle prépara une potion faite de jusquiame noire, de digitale pourprée, de gui et de boule de neige et la lui servit dans sa coupe de vin alors qu'il étudiait ses plans de bataille à la lueur des chandelles dans la grande salle.
Morgane l'entendait soupirer, chaque jour les envahisseurs saxonx pénétraient plus avant ses terres et il grimaçait d'inquiétude en constatant leur avancée sur ses cartes. Perdu dans ses pensées sombres, il avala d'un trait le gobelet que lui tendait Morgane. Il tomba, terrassé, la face contre la table, sur les cartes au beau milieu de ses ennemis ! Morgane sourit. Avec ses longs cheveux noirs, elle essuya la coupe empoisonnée et quitta la pièce en silence.


13/04/2008
0 Poster un commentaire
Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 3 autres membres